L'Animal Meurtrier
L'animal meurtrier qui est il?.
Est ce celui qui enveloppé de fourrure,
toutes griffes dehors, crache et pestifère,
bondit fou de rage sur l'intrus qui ose, dans sa tanière,
s'approcher de ses petits en salivant de grand appétit,
Ou celui qui, enrobé de plumes, plane de ses longues ailes dans le ciel azur,
et qui, de son oeuil expert visionne l'aubaine sortant de la forêt,
pointe vers lui son bec, pique en flèche, entre ses serres saisie sa proie
puis l'emmène au loin dans les airs, sur la montagne,
ou tout en son sommet, dans le nid bien façonné
l'attend sa patite famille affamée.
Cruel ou assasin ?
que de défendre sa progéniture, ou de la nourir.
Pour qui regarde et observe la vie qui va,
Rien avouons le n'est plus normal pour défendre sa vie et celle des siens
Mais qui a vu ses Bolides,
animal féroce sans plumes ni fourrure, tout en ferraille,
qui vrombi sa rage de détruire le temps en réduisant.
Pour Qui?, Pour Quoi?, Pour Que faire.
La folie d'aller loin, avant l'accord du destin,
pour vieillir avant l'age, ou ne jamai svoir le futur
Il dévore les routes, ingurgite le temps
oublie les autres, oublie la vie, comme un égoïste ne pense quà lui
Il écrase au passage tout ce et ceux qui le gènent
Il ne se soucie de la souffrance et du désespoir qu'il sème sur son passage
de l'horeur qu'il laisse derriere lui
Il fonce bolide furieux, sa course contre la montre
pour la gloire de vaincre, le record à battre, quel qu'en soit le prix.
Il est l'assasin de l'enfant sur le bord de la rue, qu'il n'a sue voir
Du vieillard qui traversait trop lentement
ou de l'insouciant, qui passait en flânant nonchalant.
Il est aussi l'assasin du pilote écervelé, ennivré de la folie contagieuse
losque sa frénésie sauvage l'envoie avec fracas s'écraser au pied d'un pilone
ou se jetter du haut d'un parapet, pour finir sa course au fond d'un précipice
Les souvenirs disparaissent avec la fumée
Mais au fond du coeur, et dans nos mémoires
l'Image de l'Horreur reste à jamais gravée
Gualyvo



